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#bitcoin#exchange#effondrement

Mt. Gox

Une plateforme de Tokyo bâtie sur un site d’échange de cartes Magic a brièvement traité la majeure partie des bitcoins du monde. Puis 850 000 pièces sont sorties discrètement par la porte.

Cyber Chronicle2 min de lecture

Mt. Gox a commencé sa vie comme un lieu d’échange de cartes Magic: The Gathering. L’acronyme conservait l’objet initial : Magic: The Gathering Online Exchange. En 2013, après plusieurs pivots et un rachat par un expatrié français nommé Mark Karpelès, c’était la place par laquelle transitaient environ soixante-dix pour cent de tous les échanges de bitcoins sur Terre.

Une fuite qui n’a pas été remarquée

La fuite a duré des années. Les pièces s’écoulaient hors des portefeuilles chauds de la plateforme, par une combinaison de comptabilité interne fragile, de gestion approximative des clés et — concluront plus tard les enquêteurs — d’un vol externe régulier. Les pertes cumulées ont fini par atteindre environ 850 000 bitcoins, soit à peu près un demi-milliard de dollars de l’époque, et plusieurs multiples à des prix ultérieurs.

Mt. Gox elle-même semble avoir été sincèrement surprise lorsque le déficit cumulé est devenu impossible à ignorer en février 2014. La plateforme a suspendu les retraits, puis les échanges, puis a déposé le bilan à Tokyo.

Le procès Karpelès et le long démêlé

Karpelès a fini par être poursuivi au Japon, condamné pour un chef étroit de falsification d’écritures, et relaxé du chef de détournement. Un acte d’accusation américain distinct a ensuite désigné deux ressortissants russes comme les véritables opérateurs du vol au long cours, identifiés par des schémas de blanchiment sur une plateforme connexe nommée BTC-e.

Ce que la chronique retient

Mt. Gox est le traumatisme fondateur de la conservation crypto. Chaque t-shirt « not your keys, not your coins » remonte, d’une certaine façon, aux mois de 2014 où des gens ordinaires ont appris qu’une plateforme pouvait tout simplement perdre l’argent et n’avoir plus rien à leur rendre.